En attendant, voici la mienne :
J’avais hâte de constater les différences entre le CD et mes fichiers sonores balbutiants, et dans l’ensemble je ne suis pas trop déçu. Par sa production et ses compositions, ce disque se veut excellent et le principal est atteint dieu merci !
Mis à part la pochette dont on a du mal à extirper la galette, ce boîtier rouge est franchement plus agréable qu’une édition basique. Le toucher, les dessins, hum ça sent bon le professionnalisme !
Je n’ai pas eu personnellement de problème avec la piste cachée ( mais qui se dévoile seulement sur ma chaîne ), elle rembobine impec jusqu’à –6’50. De ce fait
Me White Noise ( et non pas My White Noise si j’en juge le chant et le livret ) : forcément, c’est celle qui fait le moins « Blur », néanmoins elle assure un max. C’est du bon bonus !
Ambulance : elle possède plus de coffre que je ne le pensais ! Cela n’enlève rien à l’affaire tellement cette compo s’adapte à tant de styles, et sûrement un tas de remix. Pour moi une des plus grosses réussites de ce nouveau millésime. Je pense qu’elle convainc à peu près tout le monde.
Out Of Time : toujours aussi géniale mais ô combien fragile. Faut pas se tromper avec les accords sinon c’est la dégringolade assurée. Petit regret : mon passage préféré de tout l’album ( de 1’47 à 2’26 ) manque un peu de « soutien » oriental de 1’47 à 2’03 pour être définitivement tripant. Gageons qu’une légère réorchestration le rendra éternellement culte !!
Crazy Beat : ce groupe sait s’y faire avec les rocks énervés, aucun ratage en vue donc. Par contre le volume des guitares n’arrête pas de faire des hauts et des bas… Vous avez remarqué ? Autant c’est souvent un avantage, autant ça relativise le morceau dont certaines parties se révèlent désormais plus faiblardes. De toute façon, seuls les lives pourront honorer cette dose d’énergie dont la présence sur ce LP est juste purement symbolique car obligatoire.
Good Song : super jolie, c’est la première des nombreuses chansons « simples » sur lesquelles le groupe peut difficilement se planter.
On The Way To The Club : bizarre, c’est la première fois que je calcule ces basses, et si on changeait la fin, ça pourrait donner un single assez cohérent. Mais trêve d’hallucinations utopiques, la mélodie est prenante dès la première note, et c’est une des plus ‘jolies’ dans le vrai sens du terme. Un petit regret : la disparition d’une cassure nette du son à 2’00, ultra-classe, que j’avais sur mon mp3. Vous l’aviez aussi ?

M’enfin on fait avec, maintenant…
Brothers & Sisters : peut-être la plus inspirée de Gorillaz, elle bénéficie d’un très bon beat. Si c’est le Blur moderne ça ne me dérange aucunement, mais pas trop quand même ( restons pop, au risque de mal gérer ses compos ).
Caravan : trop agréable, trop sensuelle, la plus apaisée des chansons charme l’oreille au point d’en devenir une de mes préférées. Quand on trouve les bons effets, il n’y a pas de raison pour que cela ne marche pas, la preuve.
We’ve Got A File On You : à mon sens plus réussie que CB sur cet album car la puissance s’exprime à merveille. Top, même si Blur a usé un peu les mêmes ficelles pour
Chinese Bombs et
B.L.U.R.E.M.I..
Moroccan Peoples Revolutionary Bowls Club : deux choses à retenir selon moi : la première, c’est le fait de se sentir être un peu revenu dans l’esprit de TGE ou Parklife. La seconde est qu’on croirait être confronté ni plus ni moins à La Mano Negra. Je déconne pas ! Et bon, le titre est sympathique donc pourquoi polémiquer…
Sweet Song : tout d’abord je trouve le petit passage de dix secondes complètement délirant, bien que, hem, peu adapté à la suite.

Suite qui image bien le nouveau Blur, plus apaisé et plus mature, ceci est caractéristique des groupes qui prennent de la (bonne) bouteille. ( Si je le voulais, je ferais même une comparaison directe avec les Red Hot, qui se sont retrouvés dans le même cas en 99. )
Jets : probablement le plus généreux des titres de l’album ; long et mariant avec aisance pop, rock et jazz ( et peut-être autre chose ), il suffit à démontrer l’ouverture d’esprit du groupe qui conserve simultanément ses possibilités d’inventivité. Un must quoi !
Gene By Gene : là aussi, je venais de découvrir les basses qui démocratisaient ce morceau à la base délicieusement troublant, et là aussi, j’ai pensé à un éventuel single ( c’est fou à quel point la partie rythmique structure les futurs hits en puissance ). Mais je ne me fais guère d’illusions sur l’avenir de ce cocktail étonnamment stable, plus apte avec ses allures de face B (très) avancée d’anciens albums à combler le vrai fan que d’envahir les charts. Trop bien pour le grand public ?!?
Battery In Your Leg : même remarque que pour Sweet Song, ce n’est pas vraiment le genre de chanson qu’aurait fait le groupe avant. Efficace, oh ça oui, mais peut-être pas assez ambitieuse, comme je peux le constater à 2’35 où on s’attend à une acrobatie vocale démente mais en fait non, pas du tout. Pas de quoi faire la tronche tout de même, difficile de faire le difficile ( oh la blague

) sur une fin d’album réussie.
Je me rends compte à présent combien le bourdonnement incessant de mon ordi joue sur mes facultés auditives : prenant la place de la partie rythmique, cela rend les morceaux énergiques super écoutables et les « doux » pas autant (doux) que sur une platine qui ne fait pas de bruit. Chaque mode d’écoute a en conclusion ses avantages et ses inconvénients ; mais ce qui reste sûr, c’est l’excellence intrinsèque des morceaux qui ne se dément jamais.
( Avant de terminer, j’aimerais que vous donniez votre avis aussi sur une autre chose : trouvez-vous le ton de certains titres, certains passages, ou instrumentations etc. un peu trop prétentieux ? Ou alors pas plus que d’habitude ? )
C’était l’avis d’Aykodu, à vous la parole.
